C'est quoi l'Eveil, C'est quoi l'Illumination ? Comprendre pour le Vivre un jour

Comprendre l'Eveil, l'Illumination, y a t'il ou pas un chemin pour y parvenir?
Qu'est ce qui se cache derrière cette porte là?

La transcription écrite de la vidéo est dessous.

Plein de Lumière!
Mao




Transcription écrite :


Éveil illumination, chemin, enseignements, que de mots

L’envie de partager cette réflexion est née d’une très intéressante discussion entamée sur la toile.

Elle m’a permis de partir sur la toile écouter des « guides », des enseignants », le nom importe peu n’est-ce pas ?

Dans ce qui était dit, je me retrouvais. Mais la manière dont les choses étaient formulées me dérangeait. Pourquoi ? Parce que cela me semblait terriblement hermétique, pas accessible à tous.

J'aime ce qui est simple, clair. J'essaie de garder cette simplicité, même si avec le temps je remarque que ça devient difficile. Le vocabulaire s'affine, se précise, donc devient plus ciblé. Je le rappelle, je suis autiste, et nous avons besoin de précision, le flou est une souffrance pour nous. D'où notre vocabulaire, très riche et très précis. J'ai aussi besoin que les choses soient le plus épurées possibles, trop d'informations, donc trop de flous j'ai du mal.
Ceci plus cela a développé chez moi ce sens de l’imagé, ce besoin d’expliquer en permettant à l’autre de s’approprier ce que je dis avec ces mots. Ce n’est pas un exercice facile au départ mais quand on a l'habitude, c'est une éternelle découverte.

Je n’ai pas lu, je n’ai pas suivi d’enseignements, je découvre seulement les « maîtres » du sujet que je traite aujourd’hui. Je n’ai pas voulu me noyer dans les mots justement, trop haut perchés pour la culture de base qui est le socle commun des connaissances humaines.

Et quand je lis, souvent je soupire, je lève les yeux au ciel, je m'ennuie. J'avoue sans remord apprécier de Krishnamurti par exemple que certains entretiens de la fin de sa vie. Là ce qu'il dit me parle. Avant, je ne parviens pas à adhérer, il est trop « autoritaire », trop affirmatif. On n'apprend rien à l'autre en lui imposant son point de vue, ça je le crois très profondément.

L'homme cherche la paix en lui, depuis toujours. A travers les siècles a pris différents chemins pour essayer d'y parvenir. La religion et ses rites a longtemps tenu le haut du pavé, mais elle était contrainte et non réflexion. Plus le progrès nous libérait de l'asservissement à nos besoins vitaux, plus notre cerveau pouvait prendre le temps de plonger dans cette recherche du bonheur, de la paix qui est notre raison d’être.

Hélas le cerveau est un engin qui s'emballe facilement, il est capable de faire autant de nœuds à un raisonnement qu'il a de circonvolutions. Après l'age des lumières, les philosophes, et dans nos contrées, le cartésianisme, est venu le « New age », la recherche d'une spiritualité matinée de philosophie et de sciences venues d'ailleurs. Une grande marmite dans laquelle certains ont fait mijoter une drôle de soupe. Ça sentait bon, c'était nouveau, et hop on a plongé et on plonge encore d'ailleurs.

Pour ceux qui s’en sont affranchis, il est resté du fumet le goût des philosophies orientales, c’est principalement là que l’on trouve de nos jours les bases de tout ce qui se dit pour expliquer la spiritualité. Le problème c’est que nous ne sommes pas orientaux et que nous n'avons pas leur approche des choses.
Nous pouvons tout faire pour les rejoindre, il nous faudrait des millénaires pour nous transformer. Et de toute façon, c’est encore suivre une voie tracée, comme le faisait les croyants d'avant.

L’éveil, l'illumination, on en parle, ça pour en parler, on en parle. Mais la manière d'y parvenir, là, ça devient plus flou. Il y a les doctrines qui parlent d'un long travail sur soi, d'un chemin à suivre, d'introspection, et puis il y a ceux qui disent qu'il n'y a pas de chemin et que ça vient par « accident » en quelque sorte. Il y a ceux qui vous disent comment faire et ceux qui vous disent qu'ils ne peuvent rien vous dire. Avec ça, vous êtes bien avancé. Vous pouvez tirer à pile ou face pour choisir la voie éventuellement.

C'est quoi l'éveil ? L'illumination ? On m'a dit parfois que j'étais « éveillée ». Peut être. Selon certaines définitions, je peux répondre oui. Mais comme le mot éveil ne me parle pas... je ne réponds pas.
Je parlerais de « prise de conscience ». Prendre conscience, devenir conscient de... Je peux dire qu'un beau jour j'ai pris conscience. Eurêka, j'ai compris. Mais cela s'est fait au bout d'un chemin, personnel, sans aucun doute, mais un chemin quand même.

Et un chemin répond à certaines lois, qui sont les mêmes pour tous. A la base pour le créer, il faut débroussailler, tracer, s’enfoncer et aller de l'avant.
Chacun fait le sien, chacun débroussaille un paysage différent, trace selon son instinct ou son possible, s’enfonce plus ou moins vite à la découverte du paysage, mais tous ceux qui arrivent un jour à cette prise de conscience suivent les mêmes « règles ».

C’est en cherchant à comprendre mes souffrances, leur répétition, pour m’en libérer que je suis parvenue, au bout de leurs éliminations, puisque quand on les met vraiment à jour dans leurs fondations, elles disparaissent, elles s’évanouissent, je suis parvenue, disais-je à cet état d’être et de non être dont parlent certains.

Non être parce que mon identité se fond dans toutes les identités avoisinantes. Je ne peux pas faire de différence entre l'autre et moi, je ne sens pas cette différence. Je suis comme lui, je suis lui et il est moi. Le Un, le Tout c'est cela. Je suis une goutte de l'océan et toutes les gouttes ont même importance dans l'océan, elles ont même valeur.

Et je suis, j'ai cet état d’être, parce que je ressens profondément cet état là, je suis le Un, le Tout parce qu'en mon cœur battent tous les cœurs possibles, humains, animaux, végétaux et autres, tout c qui le compose. Cette sensation, je peux la ressentir en quelque sorte physiquement. C'est comme si mon cœur était dans ma poitrine et en même temps assez grand pour tout contenir.
Je vis l’empathie, la joie et la souffrance de l’univers et en même temps j’en suis totalement détachée, car le Un ne souffre pas, il est harmonie.

J’ai conscience de l’ombre autant que de la Lumière, elles m’habitent toutes deux comme elles habitent le un, mais je ne ressens pas l’ombre parce que le Un l’enrobe. Le Un est harmonie contenant la disharmonie qu’est l'ombre, donc je suis harmonie.

Je prends soin de l’enveloppe humaine qui est la mienne, je la respecte, je l’aime, je la soigne, ce qui est normal puisque cette enveloppe existe, manifestation du Un. Et parce que je suis le Un, je prends soin des autres manifestations qui le constituent.
Je ne suis plus en souffrance parce qu’il n’y a pas de souffrance, juste des incompréhensions que j’ai résolu.

Je me détache du matériel, je suis minimaliste parce que rien n’attache, rien n’est essentiel, être se suffit à lui-même, être c’est plus que vivre, vivre n’est qu’une manifestation d’Être.
Je suis de toute éternité et pour l’éternité parce que le Un est.

J'essaie de permettre à d'autres de parvenir à cette révélation ? Compréhension ? À retrouver cet état premier de notre consistance, existence en leur apprenant à comprendre la matière, à ressentir le Un, à pouvoir isoler leurs souffrance,s leurs incompréhensions afin de les voir disparaître. J'essaie de les aider à faire la poussière en quelque sorte, enlever ce qui encombre, ce qui empêche d’Être. Là aussi je leur apprends à être minimaliste, être se suffit , nous n'avons besoin de rien d'autre.

Le matériel se met en place tout seul pour soigner notre enveloppe humaine, et dans cette enveloppe il y a notre cerveau. C'est lui qui nous donne cette robe que nous appelons personnalité et dont nous pouvons changer. Avoir conscience d’Être ne signifie pas aller dormir dans une grotte au fin fond des bois. Il ne faut pas confondre l'essence de l’Être et son enveloppe. Si cette planète est, c'est pour abriter nos enveloppes et leur bien être contribue à notre chemin de lumière, parce que dans l’illumination, l’Éveil, il y a une sorte de chemin.

J’image cela comme un jardin dont on ouvre la porte, dont on franchit le seuil, on est émerveillé par la beauté du paysage, on se pose et on respire, on s’en remplit. Et plus on est dedans, plus ce que l’on ressent augmente, jusqu'à nous habiter totalement, il y a tant à découvrir dans la beauté du jardin.
L’Éveil, donnons lui ce joli nom, est le début de quelque chose, de quelque chose de merveilleux. On y est si bien. La bible raconte bien l'histoire je trouve, celle de notre parcours.

Il y avait l’Éveil, il y avait la conscience d’être Un et parce que nous avons contribué, par notre fonctionnement d'enveloppe à tacher le paysage, à vouloir mettre en ligne ce jardin sauvage et beau, nous en avons été chassé. Le but était de nous faire comprendre ce que nous étions, le comprendre pour le vivre, puisque que le vivre simplement ne pouvait être accessible à nos enveloppes et à leur cerveau.
Le chemin intérieur, spirituel de l’humain c’est retrouver le chemin du jardin d’Éden, c’est retrouver qu’il est le Un et tout ce que cela signifie en lui, tout ce qu’il vit à travers cette illumination quand il de redécouvre.

Je crois profondément que tout le monde peut s'illuminer ainsi. En allant à la recherche de ses souffrances, en les comprenant, donc en les voyant s'évanouir, il franchit les obstacles qui lui barrent la vue. Et puis, petit à petit, il pénètre dans un autre paysage, dans un autre espace, dans lequel il commence à sentir son « cœur » battre différemment, dans lequel la paix prend de plus en plus de place intérieurement, jusqu à un virage, un beau matin, comprendre qu'il est redevenu ce qu'il est et ne plus sentir que cette magnifique paix intérieure, ce cœur qui bat à l'unisson de tout ce qui est, parce que tout ce qui est en fait partie.
Il pleurera encore, il souffrira la souffrance de ceux qui sont en chemin, mais c’est une autre dimension, une autre perception, en vivant cette souffrance, il en allège le un, il la transmute en Lumière.
Je crois que les « éveillés » sont les jardiniers de ce qui est. Ils absorbent les mauvaises herbes pour les transformer en parterres, ils les ôtent pour permettre aux fleurs de s'épanouir. L'éveillé le fait sans se poser la question. Il le fait aussi consciemment et c'est cela qu'on appelle l'enseignement.

Alors à ce sens, oui, sans doute, selon les mots humains, je me suis éveillée et j'enseigne. Si ce que l'on nomme enseignement peut permettre à d'autres de revivre cette harmonie qui m'habite désormais, je n'ai pas fini d'enseigner. Car que la Lumière est belle lorsqu'elle et vous n’êtes plus qu'un
Plein de Lumière

Mao

Commentaires

Articles les plus consultés